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2 octobre 2002, rue Montorgueil – Chaussures

2 octobre 2002, rue Montorgueil – Chaussures

2 octobre 2002 - Chaussures - Rue Montorgueil

2 octobre 2002 – Chaussures – Rue Montorgueil

Seconde journée avec mon nouvel appareil.

Juste après être passés devant le métro Sentier (post précédent), nous tournons dans la rue Montorgueil. Et là, une boutique de chaussures fermée, lumière rose… Je me souviens exactement de ce sentiment d’excitation, en admirant le résultat le soir sur l’écran de mon ordinateur, et le vertige en pensant aux expériences infinies qui m’étaient offertes désormais grâce à la photo numérique.

3 octobre 2002 – Métro Sentier

3 octobre 2002 – Métro Sentier

3 octobre 2002 – Métro Sentier

Le 3 octobre 2002 je suis sorti me promener en fin de journée avec mon nouvel appareil. J’ai retrouvé Aude, mon amie. Nous avons dîné dans le quartier et nous avons marché. J’ai pris des dizaines d’images, dont celle-ci. Je me souviens très bien de l’avoir prise à la volée, au hasard, en traversant tandis que les voitures arrivaient.

J’aime beaucoup cette image, j’en ai réalisé un tirage au format A3.

Aujourd’hui, je sais comment ne plus faire de photos floues, mais j’ai en mémoire quelques dizaines d’images floues merveilleuses que le hasard, la mauvaise qualité de mes appareils et le mouvement ou la vitesse m’ont offert, au cours de ces années de photographie obsessionnelle.

1 octobre 2002 – Gare du Nord – Reflets dans la vitrine d’un restaurant

1 octobre 2002 – Gare du Nord – Reflets dans la vitrine d’un restaurant

1 octobre 2002 – gare du Nord – Reflets dans la vitrine d’une brasserie

J’ai reçu mon premier appareil numérique le 1 octobre 2002. Je l’avais commandé chez Pixmania, il s’agissait d’un Minolta; je ne me souviens pas quel modèle. J’avais passé des heures et des heures pour choisir l’appareil idéal et portable à la fois. Car je savais que ce qui m’intéressait, c’était d’avoir cet appareil sur moi en permanence.

Je l’ai acheté en vue d’un voyage à  New-York prévu quelques semaines plus tard. Je ne voulais pas revivre la frustration ressentie lorsque j’étais revenu presque sans images d’un précédent séjour à New-York.

J’ai reçu un SMS de Pixmania m’annonçant que le paquet était arrivé; je me suis rendu immédiatement à leur point de livraison, vers la rue du Chevaleret.

Avant d’utiliser l’appareil, il a fallu patienter, rentrer chez moi, charger la batterie. Je vivais alors rue de Maubeuge. Je suis sorti le soir faire mes premières photos, autour de la gare du Nord. La plupart d’entre elles sont floues car il faisait nuit.

J’ai mis des années à réussir mes photos de nuit. C’est en souvenir de cette frustration que j’ai choisi la nuit comme thème de ma première exposition, que je suis en train de préparer.

Et puis, tout de même, un coup de chance, le premier d’une longue série : cette image de lumières qui se reflètent dans une vitrine et qui, sans que j’aie été capable de le prévoir ni de l’organiser, s’accomplit dans une composition qui « fonctionne ».

C’est le premier jour de ma vie de photographe numérique.

 

Avant…

Avant…

Mes filles

Avant d’acheter cet appareil numérique, mon premier, en 2002, j’utilisais une caméra (une Sony, que m’avaient recommandé mes collègues Christophe Janin et Stéphane Pascaud de Réservoir-Prod, où je travaillais à l’époque). Et j’en tirais des images, comme celle-ci (mes filles, jouant dans l’herbe à un mariage en Angleterre).

Je savais déjà qu’un jour je pourrais faire de vraies photos numériques. Mais je n’imaginais pas quelle place cela allait prendre dans ma vie.

Le fichier porte la date du 28 décembre 1999, mais je me souviens que ce mariage était au printemps.

Journal photographique

Je fais des photos numériques depuis octobre 2002. Près de 14 années, et plusieurs dizaines de milliers d’images.

C’est avec cette collection que j’ai l’intention d’alimenter ce journal phtoographique. L’objectif est de redécouvrir mes quatorze dernières années d’existence à travers les images qui en sont restées. Il s’agit donc d’un projet sur le thème de la photo souvenir, pas un projet de création photographique.

J’ai appris, cela dit, que le choix des images est un ingrédient essentiel de la démarche de création photographique. Il ne suffit pas de « shooter », de faire confiance à son regard instantané. Il faut ensuite revoir, éliminer, choisir. C’est ce que je vais faire, en plongeant dans ma collection monstrueuse.

Comme je suis un peu obsessionnel, le travail sera chronologique. Je vais replonger dans les souvenirs, depuis octobre 2002 jusqu’à aujourd’hui, et publier, en moyenne, une photo par jour.